Cuba - "Un aller et un retour"Inédit

Histoire (français) - 2018 - 60 minutes - HD - Tous publics

Cuba - Un aller et un retour

Diffusion le 03/12/2019 de 22:50 à 23:50 sur Arte

Résumé :

Le 25 novembre 2016, Fidel Castro joue un dernier tour à ses ennemis : il meurt dans son lit, après avoir échappé à 638 tentatives d'assassinat, selon la version officielle cubaine. Mais pour ses funérailles, il a préparé au peuple une autre surprise. Dans un long cortège funéraire, ses cendres traversent l'île entre La Havane et Santiago, soit 950 kilomètres d'une spectaculaire procession, sur le parcours de laquelle la foule se masse – ou pas, suivant les stations. Il s'agit en fait d'un hommage à sa propre saga que le Líder Maximo a orchestré. Du 2 au 8 janvier 1959, le jeune guérillero et sa troupe de maquisards avaient effectué le même périple, mais en sens inverse, entrant dans la capitale après la fuite du tyran corrompu Batista.

Critique :

À la mort de Fidel Castro, le 25 novembre 2016, le cortège funèbre accompagnant ses cendres traverse Cuba, de La Havane à Santiago de Cuba. Neuf cent cinquante kilomètres d’ouest en est. Un parcours à rebours de celui mené du 2 au 8 janvier 1959 par Fidel et ses guérilleros. Ils avaient, alors, conduit cette « caravane de la liberté », célébrant leur victoire sur les troupes du dictateur Batista. Près de soixante ans plus tard, Fidel revient là où tout a commencé. Ultime mise en scène pour le fondateur de la révolution cubaine. Pourtant, assure-t-on en haut lieu, le régime s’interdit tout culte de la personnalité. Reprenant le cheminement de la procession, le réalisateur fait un portrait sensible et intime du Cuba d’aujourd’hui. À chaque station de ce « chemin de croix païen », il éclaire un aspect de l’héritage castriste. Évoquant avec des archives les grandes dates du régime. Dévoilant, au gré de ses rencontres, les ambiguïtés des Cubains. Tous cumulent plusieurs emplois. Rares sont ceux qui osent pointer du doigt les dérives autoritaires. Une construction romantique, adaptée à cette révolution qui a tant su jouer de son image. Dans Ouragan sur le sucre, un reportage de 1960, Jean-Paul Sartre résumait ainsi l’aventure cubaine : « Des combattants jeunes et beaux, des fils ­libérant leur père. » Une déambulation ­intelligente qui convainc d’aller jusqu’à l’étape ultime. Là où les cendres de Fidel sont déposées. Et maintenant ? À quoi ressemblera Cuba dans quelques années ? C’est l’inconnu.

Casting :

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